Pourquoi aimons nous le sucre et le gras ?

Parce que nous sommes programmés pour nous nourrir ! Et ainsi, pour choisir et aimer les mets les plus caloriques, c’est à dire les aliments les plus gras et les plus sucrés.
Rien de plus normal, de saliver devant un bon burger frites ou de craquer pour une bonne tarte citron-meringuée.
De plus, c’est bien connu, l’ingestion d’aliments au goût sympathique (tel que le sucre) libère des endorphines et des neurotransmetteurs (des messagers) qui procurent une sensation de plaisir. Et c’est ce même mécanisme qui, détourné, serait à la base de la dépendance aux drogues dures. Car les substances addictives (cocaïne, nicotine, alcool…) provoquent l’expulsion d’une quantité anormalement élevée de dopamine dans des structures du cerveau formant « le circuit de la récompense » . Celui-ci engendre alors une sensation intense de satisfaction, de bien-être physique et psychique, que la personne droguée essaie de revivre en permanence. La même chose se produirait ainsi chez les fins gourmets de sucre et/ ou de gras.
Cependant, la graisse et le sucre ne sont pas considérés comme de vraies drogues. S’ils peuvent générer des comportements alimentaires addictifs, entrainant une prise de poids et des dérèglements métaboliques (obésité, diabète, cholestérols…), les « accros » ne souffrent pas des syndromes de « manque » (dépression, douleurs…) associés aux drogues (cocaïne, dépendance à l’alcool, héroïne…).

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#ET L’ADDICTION AU CHOCOLAT DANS TOUT ÇA ?
Qui ne s’est jamais jeté de façon compulsive sur une tablette de chocolat ?
Un comportement qui correspond bien aux critères de la dépendance à une drogue.
Toutefois, la dépendance au chocolat ne provoque pas de crise de manque. Même chez les plus gros consommateurs (+ de 100g/jour), le sevrage ne provoque qu’une légère anxiété.
Manger du chocolat procure un bien-être qui lui est spécifique, différent de l’addiction au sucre et qui peut pousser à en vouloir toujours plus. Ce plaisir, serait dû au cocktail de substances psychoactives qu’il contient, notamment la thréobromine qui bloque les récepteurs de l’adénosine, une substance qui inhibe l’excitation et qui augmente la sécrétion d’épinéphrine, une hormone de la même famille que l’adrénaline, contribuant à son effet stimulant.
Excitant léger, le chocolat se distingue aussi par sa richesse en magnésium. Ce sel minéral aurait un effet antidépresseur en stimulant la sécrétion de dopamine, un messager qui stimule le « circuit de récompense ».
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