Le vin rouge, bon pour le coeur ?

Depuis quelques années et avec la découverte du « French paradox », ou comment les Français peuvent avaler autant de graisses animales et afficher un taux de maladies cardiaques aussi bas (comparé aux USA), le vin rouge serait bon pour notre cœur, bu avec modération bien évidemment, il rendrait plus souples les artères, diminuerait la tension artérielle, équilibrerait le taux cholestérol (bon et mauvais).
La potion magique : le resveratrol. C’est un polyphénol que la vigne fabrique pour se débarrasser des champignons. Présent dans la peau des raisins, il se retrouve très concentré, dans le vin rouge. Antioxydant, anti-inflammatoire et antiagrégant, il limiterait la formation de plaques d’athérome (dépôts graisseux) et donc de caillots dans les vaisseaux sanguins.
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# UNE HYPOTHESE À DEMONTRER
Preuve a été faite de ces effets… chez les animaux. Le vin rouge permet, par exemple, une vasodilatation artérielle chez le cochon hypercholestérolémique.
Et chez les humains ?
De nombreuses études confirment les bienfaits du vin rouge sur la santé cardio-vasculaire. La plus vaste est celle menée par l’OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) auprès de 15 millions de personnes dans 25 pays : elle montre un effet préventif à dose modérée, c’est à dire entre 1 et 3 verres par jour. A l’inverse, dans une étude réalisée en Toscane sur 10 ans, les chercheurs n’ont pas reussi à trouver de lien entre la concentration en revestranol dans les urines et l’incidence des maladies cardiaques. Pour établir une fois pour toutes un lien de cause à effet entre la consommation modérée de vin et la bonne santé de nos artères, il faudrait donc réaliser des études cliniques que pendant des dizaines d’années (le temps que s’installent les maladies cardiovasculaires) tout en contrôlant de façon stricte le nombre de verres ingérés chaque jour… Autant dire que pour le moment, il est impossible d’être catégorique sur ce sujet.
Et nous voyons mal un cardiologue se risquer à conseiller un verre de rouge à quelqu’un qui n’en boit jamais. Car au milieu de toute cette incertitude, une chose ne fait aucun doute : après l’eau, l’ingrédient principal du vin est l’éthanol. Une molécule dont les effets sur la santé n’ont plus rien de mystérieux.
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# VRAIMENT UN VERRE ?
L’idée rassurante que boire avec modération ne présente aucun risque est bien ancrée dans les esprits et, pourtant l’institut national du cancer (INCa) le crie haut et fort : avec l’alcool, il n’existe pas de « dose sans effet », même une consommation modérée (moins de 2 verres par jour) augmente le risque de cancer. Certes, celui-ci est moindre en buvant un verre par jour qu’en en buvant cinq, mais il n’est pas nul. Et pour cause, notre foie transforme chaque molécule d’éthanol en acétaldéhyde, une substance cancérigène ; le métabolisme de l’alcool produit au passage des radicaux libres qui peuvent endommager l’ADN ; sans oublier la perméabilité des muqueuses des voies aériennes et digestives supérieures, ce qui favorise le passage des cancérigènes du tabac.
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