« SANS », la nouvelle mode

Sans gluten, lactose, viande, gras, sel… Si elle s’impose pour certaine allergies ou pathologies, ces restrictions sont-elles réellement bénéfiques pour notre santé ?
Fourchette & Santé vous répond.
# LES REGIMES «  SANS »
Et voilà, ça devait arriver, aux régimes « no », les français disent oui !!!
Depuis plusieurs années, exclure tel ou tel groupe d’aliment est la nouvelle mode.
Mais écarter certains aliments de son alimentation est-ce réellement bénéfique ?
Et bien non, toute exclusion d’un aliment est à proscrire, sauf cas particuliers (allergies, pathologies). C’est un peu la règle d’or : si nous voulons bien nous nourrir et couvrir nos besoins nutritionnels, le plus important est de pratiquer une alimentation diversifiée.
# LE SANS GLUTEN
L’intolérance au gluten n’est pas si courante que ça.
Elle provoque la sécrétion d’anticorps qui s’attaquent aux villosités de l’intestin (les replis de la paroi intestinale), le gluten est à l’origine d’une mauvaise absorption des nutriments.
Nous parlons de maladie coeliaque, maladie diagnostiquée quand sont détectés un retard de croissance, une anémie, une ostéoporose inexpliquée, l’absence de règles, des problèmes de peau… Rien à voir avec les symptômes de l’intolérance supposée de nombreux adeptes du « sans gluten ». Ni avec l’allergie alimentaire au gluten, qui se manifeste par des problèmes digestifs et cutanés et disparaît d’elle-même dans 95% des cas avant l’âge de 16 ans. Diarrhées, ballonnements, maux de tête, fatigue ne sont le plus souvent que des signes d’une hypersensibilité qui n’impose en rien de supprimer le gluten ; il faut seulement en contrôler les quantités, même si se passer de pizzas, brioches ne fait pas courir de grands risques sur le plan nutritionnel.
# LE SANS LAIT
Pour digérer son lactose, l’organisme requiert une enzyme, la lactase, présente à la naissance mais dont l’activité diminue normalement avec l’âge.
Grâce à une mutation génétique, héritage de l’évolution de nos ancêtres, beaucoup d’entre nous, digèrent très bien le lactose, y compris les adultes.
Quant à l’allergie aux protéines du lait, responsable de problèmes digestifs, respiratoires et dermatologiques, elle ne concerne que 2 à 3 % des nourrissons et dans 8-9 cas sur 10, elle disparaît avant l’âge de 6 ans. Bien sûr, une telle allergie impose pendant un temps de supprimer les coupables de son alimentation. Mais nous finissons généralement par réintroduire de manière progressive lait et produits laitiers, car ils sont à la fois sources de protéines et de calcium, mais aussi de magnésium, sélénium, zinc, vitamines B22, B12, A, D…).
# LES AUTRES SANS
L’exclusion des graisses animales est passée de mode. D’ailleurs, il est nécessaire de ne pas proscrire les corps gras de son alimentation.
Le « sans sel » strict n’est plus pratiqué sauf en cas de problèmes cardiovasculaires, même s’il est toutefois recommandé d’en diminuer sa consommation.
Le « sans sucre », nouveau régime tendance, n’est évidemment pas jouable sur le long terme tant les sucres sont des nutriments indispensables à notre organisme. Ce qui ne nous empêche pas, là aussi, d’en réduire la consommation et ce, pour notre plus grand bien.
L’industrie agroalimentaire l’a bien compris : dans les rayons des supermarchés, de plus en plus d’emballages « sans » conservateurs, colorants, pesticides… sont présents.
Ce qui se révèle être plutôt une bonne nouvelle.
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